Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié le 31 Janvier 2018

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #CGT carrefour contre le plan bompard

Repost0

Publié le 31 Janvier 2018

Carrefour Belgique a précisé son souhait d’installer plusieurs caisses self-chekout dans ses hypermarchés au cours des deux prochaines années, alors que les syndicats rencontraient la direction dans le cadre de la première phase de la procédure Renault.

Carrefour Belgique a annoncé, ce mercredi lors du conseil d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu au siège de la société à Evere, son intention d’installer plusieurs caisses self-chekout dans ses hypermarchés au cours des deux prochaines années, indique l’entreprise dans un communiqué.

Pour justifier l’implantation de caisses self-checkout, Carrefour explique que ce type de caisse est apprécié des clients, est «idéal pour des achats rapides» et évite les longues files.

Les syndicats rencontraient ce mercredi la direction de Carrefour dans le cadre de la première phase de la procédure Renault, initiée à la suite de l’annonce de la suppression de 1.233 emplois par l’entreprise la semaine dernière.

 

Dans un tweet, le Setca faisait état d’un conseil d’entreprise «très tendu» (voir ci-dessous). «Ce sont à nouveau les travailleurs qui trinquent pour garantir la rentabilité future!», ajoutait le syndicat.

La semaine dernière, Carrefour Belgique a annoncé un plan de restructuration qui pourrait se solder par la suppression de 1.233 emplois.

 

«Un conseil très tendu, la direction n’a pas apporté de réponses»

«Le conseil d’entreprise a été très tendu et la direction n’est pas venue avec des réponses concrètes mais un complément d’information. Tout cela reste très vague, sans plan commercial», a indiqué Myriam Delmée, vice-présidente du Setca, à l’issue du conseil d’entreprise extraordinaire chez Carrefour à Evere. Un nouveau conseil d’entreprise est prévu le 7 février prochain.

«Les pertes d’emplois sont estimées entre 10 et 24-25 personnes par hypermarché touché mais cela reste vague et variable. Plusieurs services sont touchés au siège mais où et combien de postes?», s’interroge Myriam Delmée. «Finalement, on n’en sait pas beaucoup plus. Nous voulons des réponses chiffrées sur les magasins lors du prochain conseil d’entreprise.»

Du côté du Setca, on ne prévoit pas d’actions dans l’immédiat sauf si cela venait à «dégénérer dans les assemblées de travailleurs».

Myriam Delmée indique aussi que sur le dossier de la digitalisation, la direction n’a parlé que de l’introduction de caisses self-checkout (voir ci-dessus).

Voir les commentaires

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #NEWS CGT, #Info Nationale Syndicat CGT CSC, #INFORMATIONS SITE DE CSC SAINT GILLES

Repost0

Publié le 31 Janvier 2018

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #CGT carrefour contre le plan bompard

Repost0

Publié le 31 Janvier 2018

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #CGT carrefour contre le plan bompard

Repost0

Publié le 31 Janvier 2018

Le groupe d'hypermarchés Carrefour a annoncé ce mardi 23 janvier quelque 2.400 suppressions de postes dans ses sièges en France. En parallèle, Le Figaro dévoile que 2,8 milliards d'euros seront investis d'ici à 2022 pour développer ses ventes sur Internet.

Le monde moderne résumé en deux données. Le plan "Carrefour 2022", dévoilé ce mardi 23 janvier par le nouveau PDG du groupe Alexandre Bompard, prévoit quelque 2.400 suppressions de postes, via des départs volontaires dans les sièges du groupe en France. En parallèle, Le Figaro dévoile que 2,8 milliards d'euros seront investis sur cinq ans pour accélérer la stratégie numérique du groupe et développer ses ventes via Internet.

Avec 12.300 magasins sous enseigne dans le monde et 374.478 collaborateurs, le géant français de la distribution - qui était encore en 2001 n°2 mondial du secteur derrière l'intouchable groupe américain Wal-Mart - occupe désormais la 9e place, dépassé par Amazon (6e), selon le baromètre annuel du cabinet Deloitte.

Carrefour ou comment investir des milliards d'euros sur Internet… en supprimant des milliers de postes

Voir les commentaires

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #CGT carrefour contre le plan bompard

Repost0

Publié le 31 Janvier 2018

Alors que les patrons de l'enseigne Carrefour ont fait l'impasse sur de nombreuses stratégies innovantes ces dix dernières années, ces derniers ont bel et bien été couverts d'or. Près de 2.500 salariés vont, eux, devoir plier bagages.

Soldant chez Carrefour l’héritage de son prédécesseur Georges Plassat, le PDG Alexandre Bompart (ex-FNAC) a annoncé 2.400 suppressions de postes sur la base du « volontariat », plus des cessions de 273 magasins (2.100 salariés). Un plan qui a instantanément boosté le cours en bourse de l'enseigne… Mais au sein de Carrefour - ex n°2 mondial rétrogradé au 9ème rang derrière Amazon - caissières, logisticiens et cadres ont de vraies raisons d’être amers.

En dix ans, leurs patrons ont été couverts d’or... pour rater la marche du hard discount, oublier le Drive et négliger la livraison et la numérisation. A la barre de 2007 à 2012, Lars Olofsson percevait déjà 9,2 millions d’euros par an de revenus et 100.000 euros d’aide au loyer. Ce patron suédois quittera l’enseigne avec une retraite chapeau et 4 millions d’euros de parachute.

400 millions d’aides de l’Etat via le CICE

Vétéran de la grande distribution, son successeur, Georges Plassat, a été lui aussi grassement motivé pour doper chiffre d’affaires et résultats maison. C’est lui qui a décrété que Carrefour, en juin 2014, devait racheter 800 magasins tricolores de Dia cédés trois ans plus tôt, pour la modique somme de 600 millions d’euros. En guise de remerciement, Georges Plassat a décroché en 2016 la plus grosse rémunération du CAC 40, avec 9,73 millions d’euros annuels. Il partira avec 140.000 actions gratuites et 453.083 annuels de retraite chapeau, pour avoir respecté ses «conditions de performance» (sic).

Enfin, pour la bonne bouche, on rappellera que Carrefour touche chaque année 400 millions d’aides de l’Etat via le CICE et l’exonération de cotisations salariales, ce qui débouche non sur les créations d’emplois promises mais sur des suppressions de postes. Bref, quand les PDG se plantent, ils touchent le gros lot tandis que d’autres paient pour eux.

Carrefour ou l’échec en s’enrichissant !

Voir les commentaires

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #CGT carrefour contre le plan bompard

Repost0

Publié le 31 Janvier 2018

LIEGE: Le magasin a été fermé tout le week-end, une assemblée est organisée à 8 h

C’était écrit… après l’annonce jeudi dernier du plan de restructuration global chez Carrefour qui prévoit notamment la fermeture du magasin situé dans la galerie de Belle-Île, plusieurs jours de grève ont été observés. Et ce lundi, la situation ne changera pas… les grilles resteront en berne.

"Il faut que nous analysions la situation chaque jour", expliquait ce week-end Claude Fagnoul, délégué syndical Setca, "mais ce qui est déjà certain, c’est que nous prolongerons la grève ce lundi également. Pour le reste, on verra… Ce qui est sûr aussi, c’est que nous organisons une assemblée générale tous les matins à 8 h".

Pas d’ouverture prévue ce lundi donc et une forte probabilité que le mouvement se prolonge. Ici plus qu’ailleurs, le plan de restructuration passe mal… faut-il rappeler pourquoi ?

Alors qu’il avait déjà été touché par le dernier plan, en 2010, le Carrefour de Belle-Île était toujours dans le collimateur de la direction française… pas question de tergiverser cette fois, le magasin est appelé à fermer ses portes, définitivement, en juin prochain. Pour les 140 personnes qui travaillent ici, depuis l’ouverture de la galerie en 1995 pour certaines, c’est donc la fin d’une époque.

Pourquoi ce magasin et pas un autre ? "Car il n’a jamais été rentable et il ne le sera jamais", nous assurait le porte-parole du groupe Carrefour ce vendredi. Même en réduisant la surface jugée trop grande donc… Le montant du loyer est aussi une des raisons avancées. Chaque mois, 157.000 € sont déboursés pour occuper les 10.000 m² du magasin.

Une réelle tuile pour toute la galerie de Belle-Île donc… d’autant qu’une extension, sur 8.000 m², devait être réalisée cette année.

 

Voir les commentaires

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #CGT carrefour contre le plan bompard

Repost0

Publié le 31 Janvier 2018

Alexandre Bompard (au centre), et son équipe, lors de la présentation du plan Carrefour 2022. En décembre, comme ici, à Lomme (Pas-de-Calais), les salariés du groupe manifestaient contre les supp ressions d’emplois à venir. Philippe Wojazer/Reuters - François Lo Presti/AFP
 

Carrefour va supprimer 4 500 emplois et fermer 273 magasins en France, a annoncé hier son PDG Alexandre Bompard. Une décision saluée par la Bourse mais dénoncée par les syndicats, alors que le groupe est bénéficiaire et touche des aides publiques.

On comprend pourquoi le PDG de Carrefour a préféré laisser passer les fêtes de fin d’année avant d’annoncer le « plan de transformation » du groupe. Hier matin, dans le quartier francilien de la Défense, la facture des choix de la nouvelle direction, gardés secrets jusqu’au bout, est tombée. 2 400 « collaborateurs », comme Alexandre Bompard appelle les salariés du premier employeur privé de France, verront leur poste supprimé au siège du groupe situé dans l’Hexagone entre l’été et le début de l’an prochain, via un « plan de départs volontaires ». Pour 2  100 autres employés des magasins de proximité de l’ex- enseigne Dia rachetée par Carrefour en 2014, c’est un « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE) qui les attend, en clair : une procédure de licenciement collectif. Carrefour veut se séparer de ses 273 magasins, qualifiés de « foyers de pertes massives » (150 millions d’euros en 2017) pour le groupe qui a dégagé un bénéfice net d’environ un milliard d’euros l’an dernier.

Au total, près de 4 500 emplois devraient être supprimés chez Carrefour, si l’on additionne les 2 400 postes du siège du groupe et les 2 100 emplois des anciens magasins Dia, rebaptisés Carrefour Contact Marché ou encore Carrefour City.

« Nous n’avons pas d’autre solution que de sortir du groupe les magasins Dia qui sont en grande difficulté », a expliqué le PDG, Alexandre Bompard. Une annonce d’autant plus surprenante que Carrefour projette d’ouvrir au moins 2 000 supérettes dans les cinq ans dans les métropoles européennes. En attendant, le patron du groupe a promis de « chercher des repreneurs » pour chaque magasin. Mais ajoutant aussitôt : « Lorsque nous ne les trouverons pas, nous serons contraints de fermer. » Si le PSE se fixera comme priorité le maintien en poste des salariés par des repreneurs ou leur « reclassement au sein du groupe », Alexandre Bompard a d’emblée dissipé les illusions : il n’y aura pas de travail chez Carrefour pour tout le monde, le PDG estimant qu’il existe « une moitié (des salariés) à qui on peut faire des offres ».

Quant aux 2 400 postes du siège, si le patron a bien promis qu’« il n’y aura pas de départs contraints » et a refusé d’en passer par les nouvelles « ruptures conventionnelles collectives » low cost, leur préférant un plus classique « plan de départs volontaires », personne ne sait ce qui se passera si l’afflux de candidats à quitter leur emploi dans un grand groupe attractif (115 000 salariés en France) n’est pas au rendez-vous.

Alexandre Bompard, arrivé à la tête de l’entreprise cet été, justifie son projet, baptisé « Carrefour 2022 », par la nécessité d’adapter le « modèle » du groupe, qui « a été heurté de plein fouet par trois mutations profondes » : l’émergence de « plateformes mondiales » de commerce en ligne, « l’évolution des attentes des clients », devenus moins fidèles à une enseigne, et « la mutation des comportements alimentaires », davantage préoccupés de qualité. Plus prosaïquement, les motivations du patron sont financières : il veut enrayer la tendance à la baisse des profits, encore très confortables, en faisant la chasse aux coûts, matériels mais aussi humains.

La CGT et FO convaincues que la direction ne dévoile pas tout

Hier, la Bourse a salué ces annonces par un bond de l’action Carrefour d’environ 5 % à l’ouverture. « Le véritable but de ce plan est de satisfaire des actionnaires voraces, c’est un scandale pour un groupe qui réalise la moitié de son chiffre d’affaires mondial en France et génère un milliard d’euros de bénéfices », dénonce Tahar Khelladi, membre de la coordination de la CGT Carrefour, qui a mobilisé dès le mois de décembre en prévision de ces annonces.

D’autant que la CGT, tout comme FO, est convaincue que la direction ne dévoile pas toutes ses cartes. Outre la méthode de présentation du plan, qui a ulcéré les syndicats – « Que les salariés l’apprennent par la presse, c’est une erreur fondamentale », a ainsi réagi Sylvain Macé, représentant CFDT –, le chiffre de 4 500 emplois menacés ou supprimés pourrait être revu à la hausse, selon Tahar Khelladi. Depuis décembre, la CGT ne cesse d’alerter sur un plan inavoué de suppression d’emplois pouvant concerner jusqu’à 10 000 postes. « Alexandre Bompard garde des projets sous le coude, ce qu’il a présenté ce mardi ne correspond pas à ce qui nous avait été annoncé », estime Tahar Khelladi. Et le syndicaliste CGT de lister « la robotisation des plateformes et des caisses », ou encore « la restructuration des rayons multimédias ».

De fait, le détail du plan mentionne, intégrée à une enveloppe de 2 milliards d’euros d’investissements dans la « productivité » et la « compétitivité », une ligne sur « l’automatisation des plateformes de préparation de commande », sans préciser l’impact sur l’emploi. Mais ces transformations sont à mettre en relation avec les 2 milliards d’euros par an de « réduction de coûts » dès 2020 qu’entend réaliser Carrefour en s’attaquant à la « supply-chain », en français la « chaîne logistique », dans les magasins et les entrepôts, et qui concerne les métiers dans l’approvisionnement, la gestion des stocks, etc.

De même, le projet de réduction de 100 000 m2 de la surface des hypermarchés et le passage en location-gérance de cinq d’entre eux à Château-Thierry (Aisne), Montluçon (Allier), Flers (Orne), Cahors (Lot) et Saint-Lô (Manche) – avec, à terme, des pertes de deux mois de salaires sur l’année pour les employés concernés – inquiètent les syndicats. « On est sur quelque chose de bien plus vaste que ce qui est annoncé, Carrefour continue d’avancer masqué », a aussi estimé Michel Enguelz, du syndicat FO, qui appelle à une grève le 8 février.

Coincé entre sa ligne assumée de laisser-faire libéral et la nécessité de ne pas paraître indifférent à des destructions d’emplois de la part d’un groupe par ailleurs grassement subventionné par l’État (entre 2013 et 2015, Carrefour a perçu 1,2 milliard d’euros d’aides publiques en Cice et exonérations de cotisations sociales au nom de l’emploi), le gouvernement a réagi hier par la voix du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, en promettant d’être « vigilant sur l’accompagnement de chaque salarié » dont le poste sera supprimé… Une manière d’avaliser le plan Bompard. De leur côté, les députés communistes ont au contraire jugé « révoltante » la décision du groupe, qui fait « payer aux salariés des stratégies d’entreprise qui sont décidées en haut lieu », a dénoncé l’élu PCF des Bouches-du-Rhône Pierre Dharréville.

Voir les commentaires

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #CGT carrefour contre le plan bompard

Repost0

Publié le 31 Janvier 2018

Directement liée à l’envolée du cours de Bourse, la rémunération en 2016 du patron de la Fnac et de Darty dépasse celle de 2015, déjà astronomique. Et ce, grâce à un superbonus.

Pour le PDG de Fnac-Darty, c’est à nouveau le jackpot. Après avoir gagné 11,5 millions d’euros en 2015, une somme qui avait déclenché une polémique à l’époque, Alexandre Bompard a fait encore mieux en 2016. D’après le document de référence de la société, épluché par Libération, le chouchou de l’establishment français, 44 ans, a reçu l’an dernier une rémunération totale de 13,9 millions d’euros. Soit une augmentation de 21 % sur un an…

A ce niveau-là, cette rétribution relève moins du salaire de manager que de l’Euro Millions. Elle place le fortuné dirigeant parmi les patrons les mieux payés de France, bien au-dessus de la moyenne de ceux du CAC 40, qui se situe autour de 5 millions d’euros.

La rémunération d’Alexandre Bompard semble d’autant plus importante que Fnac-Darty, né du rapprochement des deux enseignes, ne figure pas à l’indice des quarante plus grosses entreprises hexagonales. Ni même au SBF 80, qui rassemble les 80 suivantes… Avec 1,7 milliard d’euros de valorisation boursière et 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le groupe n’est pas un poids lourd du capitalisme français, bien qu’il emploie 13 000 salariés.

Surtout, les émoluments du PDG du distributeur paraissent disproportionnés par rapport au bénéfice net réalisé par le groupe : 74 millions d’euros en 2016. «Nous estimons que cette rémunération est trop élevée», constate Loïc Dessaint, directeur général de Proxinvest. Cette société de conseil aux actionnaires appellera ces derniers à voter contre le déblocage de cette somme lors de l’assemblée générale de Fnac-Darty le 24 mai. Lors de l’assemblée générale de 2016, ils avaient approuvé la rémunération précédente à 92 %.

Cash. Ces 13,9 millions d’euros se décomposent en trois parties principales. La première est un salaire fixe de 900 000 euros qui n’a pas varié en 2016. «C’est déjà beaucoup pour un patron hors CAC 40», relève Loïc Dessaint. S’y ajoute un salaire variable annuel, indexé sur des performances financières, pouvant aller jusqu’à 105 % du fixe. Il s’est précisément élevé l’an dernier à 931 500 euros.

Outre des jetons de présence et des avantages en nature, l’ex-inspecteur des finances bénéficie enfin d’une «rémunération variable pluriannuelle», mélange d’actions gratuites (dont l’imposition a été allégée par la loi Macron de 2015, puis renforcée par le Parlement) et d’options de performance (versées en cash). Soumise à l’accomplissement d’objectifs chiffrés, elle a presque atteint l’an dernier le montant faramineux de 12 millions d’euros.

Ce «superbonus» est la conséquence de plans de rémunération très généreux arrêtés par le conseil d’administration de l’entreprise en 2013 et 2014, octroyant sous conditions à l’ancien président d’Europe 1 plus de 250 000 équivalents d’actions et plus de 350 000 équivalents d’options. Or, depuis l’introduction en Bourse de la Fnac il y a près de quatre ans, le titre de l’entreprise n’a cessé de grimper. Il est passé de 20 à 65 euros aujourd’hui environ, faisant exploser la valeur des paquets distribués à Bompard.

Cette hausse du cours est l’effet direct de son boulot à la tête de l’entreprise, qu’il a prise en 2010 en situation de grande difficulté. Le dirigeant l’a diversifiée commercialement (pub en ligne, streaming musical, électroménager…), a élargi son périmètre avec l’acquisition de Darty (pour 1,1 milliard d’euros) et a augmenté sa rentabilité, qui a plus que triplé en cinq ans. Pas seulement grâce à ses talents de manager, mais aussi par la manière forte : un plan d’économies de 80 millions d’euros a été engagé en 2012, passant par 500 suppressions de postes et une «politique de modération salariale». Elle n’a visiblement pas concerné tout le monde.

Réinvestir. «En 2013 et 2014, personne n’imaginait que l’entreprise connaîtrait un tel retournement, avec une augmentation du cours de Bourse supérieure à 300 %, explique le groupe Fnac-Darty. Ces plans arrivent bientôt à échéance et le schéma d’intéressement a été réaligné en 2015.» Cette année, les derniers millions d’euros engendrés par ces plans tomberont effectivement dans la poche du PDG. Il est aussi vrai que les distributions d’actions en faveur de Bompard ont été sérieusement revues à la baisse à partir de 2015, lorsque le montant de sa rémunération a été révélé par la presse.

Par ailleurs, ce proche d’Arnaud Lagardère et de Vincent Bolloré, qui vient d’entrer au conseil d’administration d’Orange et est cité comme un possible successeur de Georges Plassat à Carrefour, a promis de réinvestir la totalité de ce superbonus dans le capital de la boîte et de conserver les actions au moins deux ans. Alexandre Bompard, qui détient actuellement 0,6 % de Fnac-Darty, n’a donc pas pu utiliser les 25 millions de «rémunération variable pluriannuelle» perçus en 2015 et 2016 pour s’offrir un yacht. Ce patrimoine mobilier peut néanmoins fructifier si le cours de Bourse continue de grimper.

En attendant de revendre éventuellement ces titres, l’ancien directeur des sports de Canal + va quand même voir son salaire augmenter cette année. Le 28 février, le conseil d’administration de Fnac-Darty a validé une hausse de son variable annuel : il pourra désormais monter jusqu’à 120 % du fixe, et non plus 105 %. Un changement justifié par les nouvelles responsabilités liées à l’absorption de Darty. Il représente un gain potentiel de 135 000 euros. C’est toujours bon à prendre.

Voir les commentaires

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #CGT carrefour contre le plan bompard

Repost0

Publié le 31 Janvier 2018

Hier soir, la CFDT service a été le premier syndicat reçu par le ministère du travail au sujet de Carrefour. La CFDT a confié les raisons de son inquiétude. Et explique à LSA sa volonté de créer une intersyndicale pour peser dans le bras de fer qui s’annonce avec la direction du groupe. 

« Je pense que la ministre du Travail partage notre désaccord et notre inquiétude au sujet de Carrefour », a avancé Olivier Guivarch, secrétaire général de la CFDT service, au sortir de la réunion avec Muriel Pénicaud, ministre au travail (et ex DRH de Danone), lundi 29 janvier 2018. Durant cet entretien, le syndicaliste a confié à LSA avoir échangé sur le nombre de postes supprimés, bien supérieurs aux 2400 départs volontaires dans les sièges sociaux avancés par Alexandre Bompard lors de l’annonce de son plan stratégique le 23 janvier dernier. La vente de certains magasins pourraient en effet concernés la suppression de plus de 2100 postes.

« On a entendu notre colère »

« Alexandre Bompard nous parle de départ volontaires alors qu’il annonce la suppression de services et de bâtiments entiers, s’insurge Olivier Guivarch, il faudrait plutôt un Plan de sauvegarde de l’emploi ! »Le syndicaliste rappelle aussi que Carrefour, un des plus gros employeurs privés de France n’a pas pris la peine d’informer le gouvernement de son plan de départs volontaires. « Je pense que la ministre a entendu notre colère. Elle a assuré qu’elle resterait extrêmement vigilante concernant le dossier Carrefour », reporte encore Olivier Guivarch. La CFDT Services est la deuxième force syndicale chez Carrefour, derrière FO.

Une intersyndicale pour peser plus 

Du côté des syndicats, la CGT appelle l’ensemble des salariés à se mettre en action jusqu’au 10 février. Le lundi 5, un rassemblement sera organisé devant l’hypermarché Carrefour de Montreuil en présence du numéro un de la CGT Philippe Martinez. Jeudi 8 février, FO a appelé à la grève et à un rassemblement devant le siège de Carrefour à Massy, dans l'Essonne, qui est maintenu. Le même jour, la CFE-CGC n'appelle pas à la grève mais rassemblera ses militants à Massy. La CFDT services assure avoir parlé avec plusieurs forces syndicales dans le but de de créer une intersyndicale pour peser dans les relations avec la direction du groupe. « Nous avons des revendications communes à faire valoir. Il faut que nous soyons entendus, martèle Olivier Guivarch. Le bras de fer avec Carrefour commence. »

 

Voir les commentaires

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #NEWS CGT, #INFORMATIONS SITE DE CSC SAINT GILLES, #Info Nationale Syndicat CGT CSC

Repost0

Publié le 31 Janvier 2018

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #CGT carrefour contre le plan bompard

Repost0

Publié le 30 Janvier 2018

Précisions sur les propositions de la CGT

CGT Plateforme NAO 2018

Voir les commentaires

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #NAO 2018, #Info Nationale Syndicat CGT CSC, #INFORMATIONS SITE DE CSC SAINT GILLES

Repost0
1 2 3 4 5 6 > >>