Publié le 9 Novembre 2015

POURQUOI SE SYNDIQUER ET COMBIEN CA COÛTE ?

Pourquoi rejoindre les syndicats CGT et UFICT-CGT?

le (la) Syndiqué(e) Cgt : quelle place et quel rôle?


La Cgt invite chacune et chacun de ses syndiqués(ées) à prendre sa place dans l'action et l'activité syndicales, à s'y investir, à s'y épanouir selon ses souhaits et ses possibilités . Car la Cgt, ce n'est pas " les autres ", qu'ils soient responsables ou délégué(e)s, élu(e)s ou mandaté(e)s ; la vraie force de la Cgt, c'est l'action conjuguée et cohérente de ses 700 000 adhérents pour améliorer la situation de toutes et tous.

La Cgt se construit au travers et par la participation des syndiqués. Ils sont auteurs, acteurs et décideurs de leur organisation. Leurs diversités et leurs différences conjuguées au respect, à la tolérance, à l'écoute et à la démocratie font toute la richesse et le dynamisme de la Cgt.

Se syndiquer est un droit pour chaque salarié, tout comme participer à la vie et au fonctionnement de la Cgt en acquittant une cotisation.

Cet engagement ouvre au syndiqué des droits essentiels à son activité, à son investissement dans l'organisation pour en devenir pleinement acteur : droit à la formation syndicale, droit de recevoir de l'information (tracts, bulletins fédéraux, infos locale ou départementale, publication confédérale).

La cotisation syndicale, versée régulièrement par le syndiqué, matérialise son appartenance à la Cgt et constitue un élément vital du financement de l'organisation. Elle garantit son indépendance à l'égard du patronat et des institutions.

La cotisation fixée statutairement à 1% du salaire net est un principe d'égalité. Chaque adhérent cotise proportionnellement à ses revenus.

La cotisation irrigue l'ensemble des structures de la Cgt, du syndicat qui mène l'action dans l'entreprise à la confédération. Elle sert à financer leur activité et leur fonctionnement, à animer, à développer et à renforcer toute l'action de la Cgt

Les fédérations, qui interviennent dans le champ professionnel, les unions locales, les unions départementales et les comités régionaux, dans le champ territorial, ont en effet besoin de moyens financiers pour vivre et mener une activité efficace.

Une répartition de la cotisation du syndiqué est donc opérée entre tous ces " outils " complémentaires indispensables et à l'efficacité de la Cgt,

Pour une gestion efficace et régulière, la Cgt, ses organisations pratiquent et favorisent le prélèvement automatique des cotisations syndicales.

Se syndiquer: Rien de plus simple.

En contactant un membre de notre syndicat. Il vous remettra alors un kit d'adhésion.


Une cotisation, pour quoi faire?

Être syndiqué(e) à la Cgt ouvre des droits

Se syndiquer est un droit pour chaque salarié, tout comme participer à la vie et au fonctionnement de la Cgt en acquittant une cotisation.

Cet engagement ouvre au syndiqué des droits essentiels à son activité, à son investissement dans l’organisation pour en devenir pleinement
acteur :

- droit à la formation syndicale

- droit de recevoir de l’information (tracts, bulletins fédéraux, publications locales, départementales ou confédérales).

Combien ça coûte ?

Lors des congrès de la CGT, il a été établi que le montant annuel des cotisations devait correspondre à 1% du traitement annuel du salarié, primes comprises. Chaque adhérent cotise proportionnellement à ses revenus.


La cotisation fixée statutairement à 1% du salaire net est un principe d’égalité. 66%sont déductibles des impots

Cotisation 10 € mensuel soit 120 € déductible des impôts à 66%

Pour reprendre un slogan de la CGT

" SE SYNDIQUER, C'EST UTILE A TOUS ! "

alors n'attendez plus pour nous rejoindre.

La cotisation syndicale, versée régulièrement par le syndiqué, matérialise son appartenance à la Cgt et constitue un élément vital au financement de l’organisation. Elle garantit son indépendance à l’égard du patronat et des institutions.

Etre syndique-è à la CGT ouvre des droits

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Rédigé par SYNDICAT FORCE OUVRIERE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

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Publié le 1 Novembre 2015

Bienvenue à la CGT

Comme des dizaines de milliers de salarié-e-s chaque année, vous envisagez de rejoindre la CGT. Quelles que soient vos motivations, vous exprimez ainsi la volonté de ne pas rester isolé-e, d’être acteur, actrice de votre avenir, de prendre en main vos revendications.

Vos trouverez le formulaire de préinscription en bas de page.

A quoi ça sert d'être syndiqué(e) ?

C’est la première question que se posent des milliers de salariés. Voici quelques arguments qui permettent d’apporter une réponse concrète :

Sur le plan PERSONNEL :

• Tu n’es plus seul ou isolé et tu fais partie d’un groupe de collègues qui sont solidaires et fraternels. Tu es épaulé, écouté, rassuré et soutenu par les délégués et le syndicat. Ensemble, nous montrons qu’il est possible de se faire entendre et de balayer le fatalisme.

• Tu es conseillé et défendu prioritairement. Le syndicat t’aide et t’accompagne dans tes démarches (pour résoudre tes problèmes quotidiens dans l’entreprise, t’assister face à l’employeur ou ta hiérarchie, en cas de licenciement…).

Tu bénéficies de l’aide juridique du syndicat et en cas de litige avec ton employeur, nous mettons à ta disposition nos avocats spécialisés en droit du travail

• Tu acquiers un poids supplémentaire face à l’employeur ou à ta hiérarchie. Tu n’es plus obligé de subir un management agressif ou être victime de harcèlement. Avec le syndicat, tu regagnes de la dignité.

• Tu es informé sur tes droits, ta convention collective, le Code du travail mais aussi sur l’actualité sociale nationale ou de la profession (publications, courriels, fiches, fonds documentaires…). Tu es informé pour mieux agir et tu connais mieux tes droits. Tu comprends aussi mieux les enjeux d’une négociation.

• Tu es consulté pendant la négociation et avant la signature d’un accord dans l’entreprise.

• Tu peux t’exprimer, donner ton avis sur les revendications à défendre ainsi que sur l’activité et les orientations du syndicat.

• Tu peux participer aux réunions des adhérents, témoigner et confronter ton point de vue.

• Tu peux être acteur de la vie sociale dans l’entreprise, dans la branche ou au niveau national.

• Tu bénéficies d’un crédit d’impôt de 66 % sur les cotisations versées au syndicat (exemple : 18 euros versés par mois te coûtent, après déclaration des impôts, seulement 6 euros).

• Tu as accès à la formation syndicale : les syndiqués bénéficient tous les ans de 12 jours de formation sans perte de salaire. Toutefois le total des jours d’absence annuel dans une entreprise est limité (par exemple : 36 jours pour 50 salariés et 60 jours pour 100 salariés). La CGT revendique l’augmentation de ces droits. (dans la limite de l’enveloppe de 0,08 pour mille du montant des salaires payés pendant l’année).

• Tu bénéficies des moyens du syndicat pour tes démarches (téléphone, fax, ordinateur, copies…) dans les locaux du syndicat.

• Tu peux être mandaté par le syndicat ou siéger dans les instances (ex : délégué syndical, représentant syndical du comité d’entreprise, du CHSCT ou dans des instances de la formation professionnelle, de la protection sociale…).

• Tu élargis ton réseau personnel et professionnel en faisant la connaissance d’autres collègues, élus ou mandatés dans des entreprises du secteur.

• Tu développes l’esprit critique contre la pensée unique ou l’idéologie patronale (prônant le libéralisme, l’individualisme ou la culture du profit à n’importe quel prix).

Sur le plan COLLECTIF :

• Permet de décrypter les projets de la direction et d’analyser les évolutions sociales ou sectorielles. Ainsi, le syndicat permet d’y voir plus clair et de comprendre l’enjeu des négociations.

• Représenter les salariés dans différentes instances et défendre activement leurs intérêts dans des négociations (salaires, formation, conditions de travail, santé, prévoyance, égalité femmes-hommes, retraites, loisirs et culture…).

• Permet de défendre des valeurs et agir pour la liberté, l’égalité, la justice, la paix, la solidarité, le bien-être au travail, les droits de l’homme, l’environnement, mais aussi contre les discriminations, le racisme, la xénophobie, l’individualisme…).

• Permet de construire l’activité syndicale dans l’entreprise, définir les revendications et organiser des rendez-vous collectifs sous la responsabilité du syndicat (rassemblement, mobilisation, manifestation, sit-in, flash mob…).

• Permet de mutualiser les moyens pour avoir des responsables ou permanents chargés de coordonner, animer, soutenir, conseiller les équipes syndicales.

• Défendre et faire évoluer nos métiers, nos professions, nos statuts, nos qualifications et nos prérogatives professionnelles.

• Permet de soutenir et financer les activités du syndicat (locaux, fonctionnement, communication, action juridique, mobilisations, aide aux sections syndicales, aux adhérents…).

• Améliorer le rapport de force dans l’entreprise jusqu’au niveau national (le syndicat est un contre-pouvoir.

• Permet de défendre d’autres choix que ceux imposés par la direction en formulant des propositions alternatives.

• Donne plus de poids pour défendre les intérêts de tous les salariés lors des négociations dans les instances représentatives du personnel à l’entreprise, dans les instances paritaires, les organismes sociaux pour négocier des accords collectifs…).

• En cas de litiges collectifs, le syndicat mandate ses avocats et assure tous les frais liés à une procédure juridique.

• Permet au syndicat de développer et d’organiser la solidarité entre les salariés des entreprises d’un même groupe ou de la profession.

• Organiser la solidarité financière du syndicat en cas de conflit dur dans une entreprise où il est implanté.

Droit à l’information

La CGT dispose d’une presse confédérale dont l’objectif est d’être utile à la réflexion de chacun-e pour se forger son opinion, participer à l’échange collectif pour décider ensemble.

Ouverte sur le monde du travail, utile pour solidariser les intérêts de tous, construire les luttes qui unissent au plan local et national, européen et mondial. - Ensemble, mensuel adressé à l’ensemble des adhérents de la CGT.

- La Nouvelle Vie ouvrière, hebdomadaire d’actualités, pour tous les syndiqué-e-s.

- Options, mensuel pour les ingénieurs, cadres, techniciens.

- Vie Nouvelle, 6 numéros par an pour les retraités.

Nos journaux

Pourquoi une cotisation syndicale ?

La cotisation syndicale versée régulièrement par le syndiqué matérialise son appartenance à la CGT et constitue un élément vital au financement de l’activité de toute la CGT, du syndicat qui mène l’action à l’entreprise jusqu’à la Confédération. Elle garantit son indépendance à l’égard du patronat et des pouvoirs publics.

De combien ?

La cotisation fixée statutairement à 1 % du salaire net est un principe d’égalité. Chaque adhérent cotise proportionnellement à ses revenus.

Pour une gestion pratique et régulière, la CGT, ses organisations pratiquent et encouragent le prélèvement automatique des cotisations syndicales.

En savoir plus sur la CGT Pour connaître notre histoire

Pour vous syndiquer, veuillez renseigner le document ci-dessous :

Formulaire de préinscription

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Rédigé par SYNDICAT FORCE OUVRIERE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #ADHEREZ A LA CGT

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Publié le 1 Novembre 2015

Pour demander un congé formation : à l’employeur et à l’organisme

Avant d’écrire prévenez votre employeur ou votre responsable d’abord oralement. Si vous rencontrez ensuite un problème sur cette demande n’hésitez pas à saisir vos représentants du personnel ou les syndicats présents dans votre entreprise.

Le congé individuel de formation (CIF) permet à tout salarié de suivre une formation financée par les cotisations des employeurs. Cette formation n’a pas forcement de rapport direct avec l’activité de la société dans laquelle le salarié est occupé.
Elle ne peut excéder une durée d’un an dans le cas d’un stage continu à temps plein ou de 1 200 heures pour un enseignement discontinu ou à temps partiel (article L.6322-12 du Code du travail).

Pour bénéficier du CIF, il faut justifier d’une ancienneté d’au moins 24 mois consécutifs ou non en tant que salarié (36 mois si vous êtes dans une entreprise de moins de 10 salariés), quelle qu’ait été la nature des contrats, dont douze mois dans l’entreprise dans laquelle vous vous trouvez au moment de la demande (articles R.6322-1 et R.6322-2 du Code du travail). La condition d’ancienneté n’est pas exigée du salarié qui a changé d’emploi à la suite d’un licenciement pour motif économique et qui n’a pas suivi un stage de formation entre le moment de son licenciement et celui de son réemploi (article L. 6322-5 du Code du travail).

Si vous remplissez ces conditions votre employeur ne peut s’opposer à cette formation (même si vous êtes un trader qui souhaite se lancer dans l’agriculture biologique)… mais il peut en exiger le report dans de nombreux cas :
• Si, après consultation du comité d’entreprise (CE) et s’il n’en existe pas, des délégués du personnel (DP), l’employeur considère que votre absence peut avoir des conséquences préjudiciables à la marche de l’entreprise. En cas de différend, l’inspecteur du travail peut être saisi pour jouer un rôle de conciliation (article L.6322-6 du Code du travail). Ce report ne peut excéder 9 mois (article R.6322-7 du Code du travail).
• Dans les établissements d’au moins de 200 salariés, si le pourcentage de salariés absents au titre du congé individuel de formation dépasse 2% de l’effectif de l’établissement (article L.6322-7 du Code du travail).
• Dans les établissements de moins de 200 salariés, si le nombre d’heures de congé demandées dépasse 2% du nombre total des heures accomplies dans l’année par l’ensemble des salariés de l’établissement. Dans ce cas, le nombre d’heures de congé auxquelles vous avez droit peut être reporté à votre demande d’une année sur l’autre, sans que le cumul des reports puisse dépasser quatre ans (article L.6322-8 du Code du travail).
• Dans les entreprises de moins de dix salariés, si un autre salarié se trouve déjà en congé individuel de formation (article L.6322-9 du Code du travail).

La demande

Elle doit être adressée par écrit à votre employeur au moins 120 jours à l’avance dans le cas d’une interruption continue de travail d’au moins 6 mois. Dans les autres cas, votre demande doit parvenir à votre employeur au moins 60 jours avant le début de la formation (article R.6322-3 du Code du travail).
Elle doit comporter la date de début du stage et sa durée, l’intitulé de la formation et le nom de l’organisme qui la dispense. Dans le cas de la préparation d’un examen, c’est la date de l’examen et son intitulé qui doivent figurer dans le courrier (article R.6322-4 du Code du travail).

Tous ces délais sont impératifs. Ne pas les respecter pourrait justifier un refus.

Votre employeur a 30 jours pour vous répondre (article R.6322-5 du Code du travail). Au-delà de ce délai, l’absence de réponse vaut acceptation de votre action de formation (Cass. Soc. n°88-41294 du 22 janvier 1992).

Vous trouverez également ci-dessous un modèle de courrier à envoyer à l’organisme qui finance votre formation et qui doit accepter votre dossier pour que vous puissiez bénéficier de la formation.

Documents à télécharger

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Rédigé par SYNDICAT CGT CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #NEWS CGT

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Publié le 1 Novembre 2015

HARCELEMENT MORAL

Harcèlement Moral

PETIT GUIDE PRATIQUE POUR FAIRE FACE

ET SORTIR D’UNE SITUATION DE HARCELEMENT MORAL

La question du harcèlement moral est loin d’être simple à régler même si le Code du Travail l’interdit en punissant ses auteurs d’un an de prison (Art. L. 1155-2). Dans les fait, les condamnations sont rares mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire et parfois les choses peuvent se régler avant cette extrémité.
Un syndicat représentatif peut exercer en justice contre une entreprise sur des faits de harcèlement (Art. L. 1154-2) mais pour ce faire, on comprendra aisément que les salariés concernés doivent nous contacter directement afin de constituer un dossier pénal. Il ne suffit pas hélas à un syndicat de se présenter devant un juge en disant Monsieur X ou Madame Y est harcelé pour gagner un procès…
La simple constitution d’un dossier peut permettre de mettre fin à une situation de harcèlement avant même toute démarche juridique.
Mais cette étape est indispensable.

Le principe de harcèlement moral est caractérisé par l’article L.1152-1 du Code du Travail:
« Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. »
Ce qui veut dire que les agissements vexatoires ou de déstabilisation doivent être répétés dans le temps pour caractériser un harcèlement moral.

Comment faire face:


1. Le Journal:

La première chose à faire est de consigner par écrit toutes les petites remarques désobligeantes, les courriels vexatoires, les ordres contradictoires, les mises en difficulté, les altercations publiques ou non… dans un « journal » qui sera très utile par la suite.
Le simple fait d’écrire tout ça permettra au salarié harcelé de prendre un certain recul par rapport à ce qu’il subit et de se rassurer par rapport à son mal-être au travail (il en viendra peut-être même à attendre impatiemment la prochaine action vexatoire pour mieux rajouter une ligne dans son carnet…).
La rédaction de ce « journal » doit être faite comme on écrirait un journal intime dans le style qui convient le mieux à la personne concernée, juste pour se rappeler quoi, qui, quand, comment…
Un salarié en situation de harcèlement moral a forcément les idées confuses et c’est normal au vu de la situation de stress intense à laquelle il est soumis. Ce journal aidera à faire le tri plus tard. C’est aussi une façon de prendre un certain recul par rapport aux évènements. Le salarié harcelé ne doit pas hésiter à faire lire son journal à d’autre personnes de confiance (proches, syndicalistes, avocats, Inspecteurs du Travail…) pour le rassurer sur son état parce qu’il est déjà très difficile à la personne harcelé d’en être convaincue elle-même.
Attention, un harceleur n’agit pas forcément seul ce qui peut apparaitre évident lors de la rédaction du journal, d’où son importance !


2. L’entretien:

La seconde chose à faire est d’informer oralement un responsable hiérarchique (Directeur ou Directeur Adjoint, RH ou non) du fait que l’on s’estime victime de harcèlement moral sans forcément entrer dans les détails ou donner de noms.
Cet évènement devra évidemment être consigné dans le « journal » avec un maximum de détails.

A partir de là, le harcèlement peut s’arrêter mais ça n’est pas sûr…


3. La lettre:

Envoyer un courrier RAR à l’attention du PDG pour l’informer de manière officielle de la situation de harcèlement moral. Dans cette lettre, il faut mentionner de manière factuelle et précise les différents éléments significatifs sélectionnés dans le journal (Quand, Qui, Quoi) et conclure par une formule du genre : » Tous ces évènements nuisent à ma santé et à l’exercice normal de mon travail ».
Cette lettre doit être envoyée en copie à l’Inspection du Travail, à la Médecine du Travail, aux Syndicats, au Président et au Secrétaire du CHSCT.

A partir de là, le harcèlement peut s’arrêter mais ça n’est pas sûr…

En tout cas, le fait d’envoyer les copies donne une dimension collective aux problèmes du salarié et pose les bases d’une éventuelle option juridique sérieuse.


4. La procédure juridique (prud’homale ou pénale):

Si rien ne bouge positivement, il faut prendre rendez-vous avec un avocat spécialisé en droit du travail conseillé par un syndicat pour obtenir dommages et intérêts et mettre fin à la situation de harcèlement par voie juridique.


PS 1: L’Article L. 2313-2 du Code du Travail prévoit également la possibilité d’une enquête avec un Délégué du Personnel mais hélas, ce genre de procédure ne peut avoir de résultat constructif qu’avec une Direction bienveillante et de bonne foi, ce qui est malheureusement loin d’être le cas le plus souvent observé. Notamment en cas de « harcèlement moral de gestion ».


PS 2: En cas d’arrêt de travail consécutif au harcèlement moral, Il n’est pas inutile que le médecin traitant mentionne « Stress post-traumatique » ou « syndrome dépressif réactionnel » dans sa prescription d’arrêt ce qui peut éventuellement permettre de faire requalifier l’arrêt maladie en AT (Accident du Travail).

PS 3 : La sécurité sociale pourra (peut-être…) reconnaître l’accident du travail en cas d’arrêt de travail lié à un événement particulier déclencheur (exemple : votre chef vous humilie publiquement devant les collègues ou vous apostrophe violemment sur votre lieu de travail ce qui vous conduit directement chez le médecin qui constatera un lien très direct et immédiat entre votre état de santé et l’évènement survenu).

HARCELEMENT MORAL DE GESTION

Le « harcèlement moral de gestion » peut avoir été mis en place par une DRH dans une stratégie de restructuration générale au sein d’une entreprise ou d’un groupe d’entreprises dans le but d’assoir un management autoritaire tout en poussant les plus faibles et les moins dociles à partir d’eux mêmes et ainsi éviter la mise en place obligatoire d’un plan social trop couteux. Cette méthode de gestion du personnel peut paraître hasardeuse et dangereuse car génératrice de stress collectif conduisant inévitablement à une baisse de motivation et donc de productivité de la majorité des salariés.

Pire pour l’entreprise, son image peut en être affectée.

C’est pourtant exactement ce qui s’est passé à France Télécom et semble inspirer trop de grands groupes en ces temps de « crise économique ».

Souvent, la mise en place par une Direction d’un « observatoire du stress » ou la conclusion d’un accord sur le « mieux travailler ensemble », la création d’une cellule d’écoute ou de soutien psychologique, la recherche d’obtention de labels bidons du type « Label Diversité » (AFNOR) ou figurer dans le « palmarès des entreprises où il fait bon travailler » (Institut Great Place to Work®) sont réalisés en amont et en prévision d’un « harcèlement moral de gestion » et devrait mettre la puce à l’oreille des syndicats d’entreprises sur le carnage à venir…

Ces outils sont le plus souvent mis en place afin de pouvoir mesurer la pression « acceptable » avant que tous ne se défenestrent de leurs bureaux tout en tentant de conserver une bonne image de l’entreprise. En ce sens, il s’agit bien d’outils de prévention mais de prévention d’image et rien de plus. Ils seront également mis en avant par une direction d’entreprise en cas d’action juridique de la part d’un syndicat ou d’un groupe de salariés.

Le pire qui puisse arriver dans une entreprise soit que les instances représentant le personnel tels que le CE ou le CHSCT soient tenus par des syndicats corrompus ce qui facilite considérablement la mise en place d’un « harcèlement moral de gestion ».

Pour plus d’information, nous vous invitons à consulter le site actuellement le plus sérieux sur le sujet:

http://www.souffrance-et-travail.com/

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Rédigé par SYNDICAT CGT CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #NEWS CGT

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