GRVE SUR LE SITE DE LUNEVILLE

Publié le 28 Mai 2017

Lunéville - Social Revendications salariales chez Carrefour

 
 
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Photo HD « En 2017, sur le milliard d’euros de bénéfices, seulement 80 millions sont allés vers les 100.000 salariés du groupe. La moitié est revenue aux actionnaires », dénonce Michel Mougin, le délégué syndical CGT.  Photo C.A

« En 2017, sur le milliard d’euros de bénéfices, seulement 80 millions sont allés vers les 100.000 salariés du groupe. La moitié est revenue aux actionnaires », dénonce Michel Mougin, le délégué syndical CGT.   Photo C.A
 

Mouvement de grève depuis cette nuit, sur la plate-forme de Carrefour Supplain Chain, à Moncel-lès-Lunéville, à l’appel de la CGT. Les premiers salariés du secteur frais ont cessé leur activité à 23 h 30 mardi, le mouvement devant s’achever vers 20 h ce soir.

A l’origine de la grève, nationale, les négociations salariales d’avril dernier, qui n’ont pas abouti aux augmentations réclamées par la CGT. Délégué syndical du site lunévillois, Michel Mougin rappelle, que la progression consentie par la direction de Carrefour Supply Chain atteint seulement 5,40 euros pour les employés en 2017.

« Nous n’avons rien obtenu pour nos paniers ni pour nos primes de transport et l’intéressement baisse d’année en année », ajoute le syndicaliste. Installée depuis un an sur l’Actipôle de Mondon, à Moncel-lès-Lunéville, la plate-forme de distribution de Carrefour Supplain Chain emploie 280 salariés. « 75 % des personnes en CDI suivent le mouvement », précise Michel Mougin.

Les grévistes ont mis en place un barrage filtrant laissant les camions quitter le site toutes les vingt minutes environ ce matin. Revenant sur les récentes négociations salariales, les grévistes réclament la « reconnaissance de l’engagement et des compétences des employés à travers une redistribution équitable et motivante des bénéfices». Ils mettent en parallèle l’augmentation de 20 %, dont ont bénéficié les dix cadres les mieux payés de la société (16.000 € mensuels). « Les agents de maîtrise ont vu leurs minima augmenter de 260 euros mensuels, nous les employés, de 0,5 % seulement ».

Sur le site lunévillois, le syndicat dénonce aussi la précarité de l’emploi : 40 % des salariés du frais, de l’épicerie et de la brasserie sont des intérimaires. Il a obtenu le passage en contrat à durée indéterminé de 19 d’entre eux.

Rédigé par SYNDICAT CGT LOGISTIQUE CARREFOUR SUPPLY CHAIN

Publié dans #Grève des entrepôts de la Logistique CSC

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